Cannabis en Thaïlande 2026 : ce qui a changé cette année
Les règles thaïlandaises sur le cannabis ont changé cinq fois en 2026 : praticien sur place, Règlement ministériel n° 2, barème de sanctions DTAM et échéance de décembre.

La Thaïlande n’a pas changé sa politique sur le cannabis en 2026. Elle a construit la machinerie destinée à appliquer celle qu’elle avait annoncée en 2025.
La distinction mérite d’être retenue, car l’essentiel de ce qui circule sur le droit thaïlandais du cannabis décrit encore la reclassification de juin 2025 et s’arrête là. Depuis janvier, cinq changements supplémentaires sont intervenus : l’obligation qu’un praticien qualifié soit physiquement présent dès lors qu’une boutique est ouverte, un règlement ministériel qui redéfinit qui peut seulement détenir une licence fleur, un barème de sanctions publié qui nomme des infractions et des conséquences précises, une amende à l’exportation calculée au kilogramme, et un registre GPS public qui rend visible depuis un téléphone la différence entre une boutique légale et une boutique illégale.
Cet article les couvre tous les cinq, à jour au 19 août 2026. La première moitié s’adresse à ceux qui achètent du cannabis en Thaïlande. La seconde à ceux qui exploitent un dispensaire. Si vous cherchez le mécanisme de l’ordonnance plutôt que ce qui a changé, notre guide PT 33 le traite intégralement.
Ceci est informatif et ne constitue pas un conseil juridique.
En bref
- Le cannabis reste légal pour l’usage médical avec une ordonnance PT 33. La vente récréative est interdite. Rien en 2026 n’est revenu là-dessus.
- Depuis janvier, le praticien prescripteur doit être sur place pendant les heures d’ouverture. L’ancienne habitude d’arriver avec une ordonnance obtenue ailleurs ne décrit plus le fonctionnement des boutiques conformes.
- Le Règlement ministériel n° 2, en vigueur depuis le 1er mai 2026, réserve les licences fleur aux demandeurs détenant déjà une qualification médicale, pharmaceutique, en produits à base de plantes ou en médecine traditionnelle. Une boutique de détail pure, sans qualification sous-jacente, n’en obtiendra pas de nouvelle.
- Le DTAM a publié un barème de sanctions le 22 juin 2026. Six infractions entraînent un retrait pur et simple.
- Les licences délivrées sous les règlements de 2020 et 2021 expirent le 31 décembre 2026. Renouveler signifie se requalifier depuis le début.
- Le projet de loi de contrôle du cannabis est parti chez le ministre de la Santé le 20 juillet 2026. Il n’est pas adopté. Le Conseil des ministres ne l’a pas encore approuvé sur le principe.
Tout ce qui a changé en 2026, dans l’ordre
| Date | Ce qui s’est passé |
|---|---|
| Janvier 2026 | Les règles de supervision entrent en vigueur. Un praticien qualifié doit être présent pendant toutes les heures d’ouverture et délivrer la PT 33 sur place. |
| 30 avril 2026 | Règlement ministériel n° 2 B.E. 2569 publié au Journal officiel royal. En vigueur le lendemain. |
| 1er mai 2026 | La licence fleur passe à quatre critères cumulatifs. Les locaux éligibles se réduisent à quatre catégories. |
| 21 mai 2026 | La consultation publique sur le projet de loi cannabis et chanvre se clôt. |
| 17 juin 2026 | Les sanctions à l’exportation entrent en vigueur : 30 000 bahts par kilogramme tenté, avec jusqu’à deux ans de détention en cas d’incapacité à payer. |
| 22 juin 2026 | Le DTAM publie les lignes directrices d’application, dont le barème de suspension et de retrait. |
| 20 juillet 2026 | Le DTAM remet le projet abouti au ministre de la Santé Pattana Promphat. Le texte est renommé loi de contrôle du cannabis. |
| 3 août 2026 | Le ministre publie les chiffres d’application et confirme le registre GPS ainsi que l’élargissement des pouvoirs d’inspection. |
| 31 décembre 2026 | Les licences délivrées sous les règlements de 2020 et 2021 expirent. |
Lue comme une séquence, l’année a une forme nette. Le premier trimestre a comblé l’écart entre une obligation d’ordonnance et une réalité d’ordonnance. Le deuxième a réécrit qui peut détenir une licence et ce qui arrive en cas de manquement. Le troisième a allumé l’application.
Première partie : ce qui a changé si vous achetez du cannabis en Thaïlande
À quoi ressemble un achat légal aujourd’hui
Le fondement juridique n’a pas bougé depuis juin 2025. La fleur de cannabis est une plante contrôlée au titre de la loi sur la protection et la promotion du savoir médical traditionnel thaïlandais, et son achat requiert une ordonnance PT 33 valide délivrée par un praticien agréé en Thaïlande. Trente grammes par mois, trente jours de validité, un dispensaire nommément désigné, non renouvelable.
Ce qui a bougé, c’est la forme de la transaction. Sous les règles de supervision entrées en vigueur en janvier, un praticien qualifié doit se trouver au dispensaire pendant les heures d’ouverture, en mesure de consulter et de prescrire sur place. En pratique, un achat conforme se déroule consultation d’abord, ordonnance ensuite, délivrance enfin, le tout en une visite et généralement dans un même bâtiment.
Pour les acheteurs, la conséquence est plutôt bonne. La consultation n’est plus une démarche séparée. Pour les boutiques, elle a été brutale, et elle explique la plupart des fermetures.
Distinguer une boutique légale d’une boutique illégale
C’est de loin le changement le plus utile de 2026 pour qui achète, et presque personne ne le sait.
Le DTAM publie désormais chaque point de vente dûment enregistré sur son site, coordonnées GPS épinglées et date d’expiration de chaque licence affichée. Cette liste fait autorité. Une boutique qui n’y figure pas n’est pas correctement enregistrée, quoi qu’affiche la vitrine, et ses exploitants s’exposent à une arrestation immédiate.
Consultez la carte avant d’y aller. Cela coûte une minute et c’est le seul signal fiable dont dispose un client, car un certificat de licence au mur ne prouve rien quant à la validité actuelle de cette licence. Le ministère estime que plus de 6 000 boutiques illicites ou à licence expirée continuent d’opérer dans le pays, la probabilité d’entrer dans l’une d’elles n’est donc pas mince.
Le volet répressif n’est plus nominal non plus. Le 3 août, le ministre de la Santé a donné des chiffres. Depuis le début de l’application en octobre 2025, les autorités ont inspecté 1 326 boutiques, mené 83 opérations de saisie, suspendu 84 licences de dispensaire, saisi plus de 109 millions de bahts de produits et ouvert des procédures contre 40 personnes ou entreprises. Les pouvoirs d’inspection et d’arrestation ont été étendus à la police et aux collectivités locales, portant le nombre d’agents habilités à plusieurs dizaines de milliers.
Les sanctions n’ont pas changé, la probabilité de les rencontrer si
Les sanctions elles-mêmes sont celles arrivées avec la reclassification de 2025.
| Infraction | Sanction |
|---|---|
| Détention sans ordonnance | Jusqu’à 25 000 THB et jusqu’à 3 mois d’emprisonnement |
| Consommation en public, avec ou sans ordonnance | Jusqu’à 25 000 THB et jusqu’à 3 mois d’emprisonnement |
| Introduire du cannabis en Thaïlande | Emprisonnement et interdiction définitive de retour |
| Toute infraction ci-dessus, pour un ressortissant étranger | Expulsion possible et annulation du visa |
Deux points qui piègent les gens. Une ordonnance n’autorise que le patient nommé, transmettre à un ami un produit acheté légalement vous place donc tous les deux en dehors. Et une carte médicale étrangère, d’où qu’elle vienne, n’a aucune valeur en Thaïlande. Ni l’un ni l’autre n’est nouveau. Ce qui est nouveau, c’est un nombre de boutiques assez faible et un nombre d’agents assez élevé pour que l’application atteigne désormais les transactions ordinaires.
Ce qui n’a pas changé
Les extraits contenant moins de 0,2 % de THC restent libres. Huiles de CBD, cosmétiques au chanvre et compléments pauvres en THC se vendent en libre-service, sans ordonnance, sans vérification en dispensaire et sans plafond mensuel. Si c’est le CBD que vous voulez vraiment, rien du durcissement de 2026 ne vous concerne.
Au-dessus de 0,2 % de THC, les extraits sont des stupéfiants de catégorie 5 sous un régime de licence distinct, et l’ont toujours été.
Le formulaire officiel PT 33
C'est votre praticien qui le remplit et le signe, pas vous. Savoir quels champs il comporte reste utile avant une consultation.
Télécharger le formulaire PT 33 (PDF)Deuxième partie : ce qui a changé si vous exploitez un dispensaire
Le Règlement n° 2 a réécrit qui peut détenir une licence fleur
Le Règlement ministériel n° 2 B.E. 2569 a été publié le 30 avril 2026 et est entré en vigueur le lendemain. Il vise spécifiquement l’inflorescence de cannabis, c’est-à-dire les parties florifères. Feuilles, tiges, racines et graines en sont exclues.
L’agrément repose désormais sur quatre critères, et ils sont cumulatifs. En remplir trois revient à n’en remplir aucun.
1. La maîtrise des locaux. Vous devez posséder ou détenir légalement l’adresse licenciée. Une location exige le consentement écrit du propriétaire. L’adresse portée sur la licence cannabis doit correspondre à celle de la qualification sous-jacente du critère trois.
2. Un stockage dédié. La fleur doit être stockée séparément des autres matières, dans un espace correctement dimensionné, sans contact direct avec le sol, avec un équipement suffisant pour en maintenir la qualité.
3. Une qualification admissible. Au moins l’une des suivantes : licence d’exploitation hospitalière, licence de fabrication ou de vente de produits à base de plantes, licence de fabrication ou de vente de médicaments, licence stupéfiants de catégorie 5 couvrant les extraits de cannabis ou de chanvre, certification de guérisseur traditionnel, ou statut de site de culture approvisionnant des acheteurs licenciés.
4. Du personnel formé en poste. Au moins un membre du personnel ayant suivi la formation DTAM doit être présent à chaque heure d’ouverture des locaux.
Le Règlement n° 2 impose en outre un système efficace d’élimination des odeurs et des fumées, que les inspecteurs interprètent comme une filtration au charbon actif avec extraction étanche lorsque la configuration l’exige. Des renouvellements ont été refusés sur ce seul motif, personnel et paperasse en règle par ailleurs.
Le critère trois est celui qui met fin à des entreprises. Un dispensaire de détail pur, sans qualification médicale, pharmaceutique, en produits à base de plantes, de guérisseur ou de culture en dessous, ne peut plus obtenir aucune nouvelle licence fleur. Les quatre types de locaux éligibles sont désormais un établissement médical, une pharmacie, un détaillant de produits à base de plantes enregistré, ou le cabinet d’un praticien traditionnel agréé. Tout le reste doit acquérir une qualification, s’associer à quelqu’un qui en détient une, ou cesser de vendre de la fleur.
Une clause mérite une attention particulière. Au titre de l’article 11, un titulaire précédemment suspendu pour non-respect d’avis ministériels pris en vertu des articles 44 et 45 ne peut pas être renouvelé. La formulation est impérative, pas discrétionnaire. Une suspension encaissée puis oubliée en 2025 a peut-être déjà décidé de votre 2027.
Le barème de sanctions, publié le 22 juin 2026
Les lignes directrices du DTAM précisent quel manquement entraîne quelle conséquence. Le Dr Thewan Thanirat en a résumé l’objet comme le fait d’aligner agents et exploitants sur une même norme, ce qui est juste : auparavant, un même manquement pouvait être traité très différemment dans deux provinces.
| Conséquence | Infractions |
|---|---|
| Suspension de 30 jours | Rapports d’activité obligatoires non conservés sur place ; rapports incomplets ou non transmis au registre ; ventes ou exportations non conformes aux normes GACP ; licence non affichée clairement ; licence électronique non présentable lors d’un contrôle ; publicité commerciale pour des plantes contrôlées |
| Suspension de 90 jours | Détails d’exportation non déclarés ; cannabis vendu sans ordonnance d’un praticien qualifié |
| Retrait | Déclarations mensongères ; ventes à des groupes protégés sans ordonnance, soit les moins de 20 ans, élèves et étudiants, femmes enceintes et femmes allaitantes ; fait de tolérer que l’on fume sur place ; ventes par distributeur automatique ; ventes par canaux en ligne ou électroniques ; ventes dans des lieux interdits comme les temples, les résidences universitaires et les parcs publics |
Les manquements multiples se cumulent, plafonnés à 90 jours. Une deuxième occurrence du même manquement est examinée pour retrait plutôt que pour une nouvelle suspension.
Regardez ce qui se trouve dans le palier des 30 jours. Quatre infractions sur six relèvent de la tenue de registres et de l’affichage, pas du produit ni du comportement. Une boutique peut s’approvisionner correctement, vérifier chaque ordonnance et fermer un mois quand même parce que ses rapports étaient incomplets ou que sa licence électronique n’a pas pu être produite lors d’un contrôle. Sachant que ce même dispositif d’inspection mobilise désormais des dizaines de milliers d’agents habilités, une boutique dont les registres vivent dans un tableur et un tiroir porte un mois d’arrêt bien réel comme risque non chiffré.
La falaise du 31 décembre 2026
Les licences accordées sous les règlements de 2020 et 2021 expirent à la fin de cette année. Les licences existantes délivrées avant le 30 avril 2026 restent valides jusqu’à leur échéance naturelle, mais le renouvellement n’est pas une mise à jour de dossier. C’est une requalification complète au regard des quatre critères du Règlement n° 2, plus l’exigence odeurs et fumées, plus une évaluation de la détention étrangère lorsque la structure de l’actionnariat l’appelle.
La campagne de renouvellement 2025 est le meilleur repère disponible. Sur 8 636 licences arrivées à échéance en 2025, 1 339 ont été renouvelées, soit 15,5 %. À l’échelle du marché, 7 297 boutiques sur 18 433 avaient fermé en février 2026.
Ces chiffres sont d’ordinaire rapportés comme une attrition. Ils se lisent mieux comme un calendrier. Quiconque voit sa licence expirer dans les quatre prochains mois sans avoir entamé les démarches de qualification, de stockage et d’extraction ne finira pas à temps, car le critère trois est une demande auprès d’une autre autorité et ne suit pas votre calendrier.
Exportations
Depuis le 17 juin 2026, tenter d’exporter du cannabis expose à une amende de 30 000 bahts par kilogramme, avec jusqu’à deux ans de détention en cas d’incapacité à payer. Les exportateurs doivent en outre vérifier le permis d’importation du marché de destination et confirmer que l’acheteur y est autorisé. Le ministre a explicitement lié ce durcissement au transport illégal vers l’étranger et à l’usage de licences falsifiées, contexte qui donne aussi tout leur sens au registre GPS et à la hausse du nombre d’agents.
Ce qu’ajouterait le projet de loi de contrôle du cannabis
Le DTAM a achevé le projet et l’a remis au ministre Pattana Promphat le 20 juillet 2026. Il a été renommé en chemin : « contrôle » a été ajouté et « chanvre » retiré du titre, bien que le chanvre reste dans le champ.
Rien n’en est encore le droit. Il lui faut l’accord de principe du Conseil des ministres puis un passage au Parlement, et des versions d’une loi cannabis complète circulent depuis des années sans jamais parvenir au vote. Traitez ce qui suit comme une direction, pas comme une obligation.
- Usage médical uniquement, inscrit dans une loi formelle plutôt que reposant sur un avis ministériel
- Licences DTAM pour la culture, la production, l’importation, l’exportation et la vente, valables trois ans
- Racines, branches, tiges, feuilles et graines exclues
- Praticiens médicaux exemptés lorsqu’ils soignent des patients
- Aucune vente aux moins de 20 ans, aux femmes enceintes ou allaitantes
- Aucun point de vente près des temples, écoles, résidences universitaires, parcs publics, zoos ou parcs d’attractions
- Publicité interdite pour la fleur, la résine et les dispositifs de consommation
- Emprisonnement et amendes pour production, importation, exportation ou vente sans licence
Lecture pratique : le projet codifie la direction que les règlements ministériels ont déjà prise. Un exploitant qualifié aujourd’hui au titre du Règlement n° 2 est globalement bien placé pour la loi si elle passe. Celui qui exerce sur une licence de 2021 en espérant un assouplissement est mal placé pour les deux.
Toujours autorisé, désormais interdit
| Activité | Statut |
|---|---|
| Délivrer de la fleur contre une PT 33 établie sur place, depuis un local répertorié | ✓ |
| Vendre en libre-service des extraits sous 0,2 % de THC | ✓ |
| Exploiter depuis un établissement médical, une pharmacie, un détaillant de plantes ou un cabinet | ✓ |
| Exploiter une licence délivrée avant le 30 avril 2026 jusqu’à son échéance naturelle | ✓ |
| Vendre de la fleur sans qualification médicale ou en plantes sous-jacente | ✗ |
| Vendre en ligne ou par tout canal électronique | ✗ |
| Vente par distributeur automatique | ✗ |
| Autoriser la consommation sur place | ✗ |
| Faire de la publicité pour la fleur, la résine ou les dispositifs | ✗ |
| Ouvrir sans praticien présent pendant les heures d’ouverture | ✗ |
Que faire avant décembre
Pour les exploitants, dans l’ordre qui respecte les délais :
- Retrouvez-vous sur la carte du DTAM et lisez-y votre propre date d’expiration. Remontez le calendrier à partir de là.
- Lancez la demande de qualification maintenant si le critère trois est votre lacune. C’est le chemin le plus long, et il dépend d’une autre autorité.
- Traitez ensuite stockage et extraction. Un stockage surélevé, cloisonné, climatisé et un vrai système odeurs et fumées sont des travaux physiques, avec devis et dates de pose à la clé.
- Faites passer une deuxième personne par la formation DTAM. Un seul agent formé couvrant chaque heure d’ouverture est un planning qui casse au premier arrêt maladie.
- Auditez vos registres spécifiquement au regard du palier 30 jours. Pouvez-vous produire la licence électronique sur demande ? Les rapports au registre sont-ils complets et transmis ? La traçabilité GACP est-elle assurée pour chaque lot en rayon ? Ce sont les défaillances les moins coûteuses à prévenir de toute la liste, et parmi les plus coûteuses à subir.
Pour les acheteurs, c’est plus court. Consultez la carte du DTAM avant de vous déplacer, attendez-vous à une consultation sur place, et gardez l’ordonnance au nom de la personne qui consomme.
Questions fréquentes
Le cannabis est-il toujours légal en Thaïlande en 2026 ? Oui, pour un usage médical avec une ordonnance PT 33 valide délivrée par un praticien agréé en Thaïlande. La vente et l’usage récréatifs sont interdits. Les extraits sous 0,2 % de THC restent libres et ne demandent aucune ordonnance.
Qu’est-ce qui a réellement changé pour les acheteurs en 2026 ? Deux choses. Depuis janvier, un praticien qualifié doit être physiquement présent au dispensaire pendant les heures d’ouverture, l’ordonnance est donc délivrée sur place au lieu d’être apportée. Et depuis avril, la fleur de cannabis ne peut être vendue que depuis un établissement médical, une pharmacie, un détaillant de produits à base de plantes enregistré ou le cabinet d’un praticien traditionnel.
Comment savoir si un dispensaire thaïlandais est autorisé ? Le DTAM publie chaque point de vente dûment enregistré sur son site, avec ses coordonnées GPS et la date d’expiration de la licence. Si une boutique ne figure pas sur cette liste, elle n’est pas correctement enregistrée, et y acheter comporte un risque juridique réel.
Quand les licences de dispensaire thaïlandaises expirent-elles ? Les licences délivrées sous les règlements de 2020 et 2021 expirent le 31 décembre 2026. Le renouvellement est une requalification complète au regard des critères de 2026, pas une simple mise à jour de dossier.
Un dispensaire peut-il perdre sa licence pour une seule erreur ? Certaines infractions entraînent un retrait immédiat selon le barème DTAM publié le 22 juin 2026, notamment la vente en ligne, la vente par distributeur automatique, le fait d’autoriser de fumer sur place et les déclarations mensongères. Les manquements plus légers valent des suspensions de 30 ou 90 jours, et la répétition d’un même manquement est examinée pour retrait.
La Thaïlande a-t-elle adopté une loi sur le cannabis ? Non. Le DTAM a remis le projet abouti de loi de contrôle du cannabis au ministre de la Santé le 20 juillet 2026. Il doit encore recevoir l’accord de principe du Conseil des ministres puis passer devant le Parlement. D’ici là, les avis et règlements ministériels restent le droit applicable.
L’essentiel
Pour les patients et les visiteurs, 2026 a rendu le cannabis légal un peu plus facile à acheter et nettement plus difficile à acheter par accident. Consultation et délivrance se font au même endroit, et pour la première fois il existe une liste publique qui vous dit si la boutique devant vous est réelle.
Pour les exploitants, c’est l’année où les règles ont pris des dents. Le Règlement n° 2 décide qui est éligible, le barème de juin décide de ce que coûte une erreur, le registre GPS décide qui reçoit la visite, et le 31 décembre décide quand. Les boutiques qui passeront seront celles qui traitent la conformité comme un système d’exploitation plutôt que comme une course annuelle, car quatre des six chemins les plus rapides vers une suspension de 30 jours sont des défaillances de tenue de registres qu’aucun approvisionnement, si bon soit-il, n’empêche.
C’est précisément cette partie qu’un point de vente peut porter. Budy a été conçu pour les dispensaires thaïlandais, avec la vérification d’ordonnance, la traçabilité des lots GACP et les déclarations au registre intégrées à la vente elle-même, de sorte que la trace existe parce que la vente a eu lieu et non parce que quelqu’un y a pensé après coup. Si c’est la lacune que vous regardez avant décembre, Budy POS pour les dispensaires de cannabis thaïlandais déroule le flux de travail, et le guide des formulaires de conformité traite en détail les PT 27, PT 28, PT 29 et l’approvisionnement GACP.
Cet article reflète les orientations du DTAM et les publications au Journal officiel royal rendues publiques au 19 août 2026, et la réglementation évolue vite en la matière. Vérifiez votre situation auprès d’un praticien agréé en Thaïlande ou d’un avocat thaïlandais en droit réglementaire avant d’agir.